En attendant Noël (2014)

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En attendant Noël (2014)

Message  Béa le Lun 1 Déc - 7:32

boul Décembre a sonné! Ding Dong!!
Un sujet pour nos enfants.... en attendant Noël!


LA SOUPE DE NOËL

Un soir de Noël, un bûcheron et sa femme préparaient une bonne soupe,
avec beaucoup de légumes et un peu de crême.
Le bûcheron avait mis du bois dans la cheminée, et il soufflait dessus pour que le feu prenne.
Mais le bois ne voulait pas fumer, et la pièce fut bientôt envahie de fumée.
- Je vais ouvrir la porte! dit le bûcheron, On étouffe ici!

Or, cette nuit-là, un vieux loup rôdait dans les environs.
Sentant la bonne odeur de soupe, il entra à pas de loup dans la maison,
et s’assit tranquillement sur un tabouret près de la cheminée.

Le bûcheron qui chassait la fumée, ne s’aperçut de rien.
Quant à la femme, elle n’avait d’yeux que pour sa soupe.
Elle dit au bûcheron:
- Viens donc, et dis-moi si tu la trouves assez salée!
Le bûcheron prit une louche et plongea dans la soupe.
A ce moment-là, le loup poussa un “mmMMmmmmh” de gourmandise.
Le bûcheron et sa femme sursautèrent. Il y eut un moment de silence.
“Que faire?” se demandaient le bûcheron et son épouse.
“Que faire?” se demandait le loup, dévorer l’homme et la femme, ou la soupe?

Soudain, le bûcheron cria à sa femme:
- Jette-lui une bonne louche de soupe sur la tête!!!
La femme obéit et le Loup, ébouillanté, hurla de douleur “houhouhhouhouuuu!”
Puis il détala sans demander son reste.

Un an plus tard, alors que le bûcheron s’apprêtait à couper un vieil arbre mort dans la forêt,
il vit arriver un vieux Loup.
C’était le loup de Noël dernier, et 7 autres loups et louves le suivaient!
“Cette fois, se dit le bûcheron, je suis perdu!”

Vite, il grimpa à l’arbre. Arrivé au sommet, il se dit que là, il serait en sécurtié.
Mais la meute se rassembla au pied de l’arbre et les Loups se couchèrent, bien décidés à attendre que le bûcheron redescende.
Une heure passa, puis 2, puis 3, et 4 ...
Les Loups commencèrent à trouver le temps long!

Finalement, le vieux loup, n’y tenant plus, fit un signe de la patte aux autres pour qu’ils se lèvent ,
puis il appuya ses deux pattes avant sur le tronc de l’arbre.
Un loup grimpa alors sur ses épaules puis un troisième vient sur le deuxième, et ainsi de suite.
Ils formèrent une colonne qui montait jusqu’au sommet de l’arbre.
“Malheur!” se dit le bûcheron. Je suis perdu!”

Soudain, il se souvint de ce qu’il avait crié à sa femme l’an dernier pour se débarrasser du loup
alors il s’écria comme s’il s’adressait à elle:
- Jette-lui une bonne louche de soupe à la tête!!!

A ces mots, le vieux Loup se rappela aussitôt la terrible brûlure de la soupe sur son museau,
et, pris de panique, il sauta et détalla...et “patatras!” ce fut toute la colonne de loups qui s’écroula!!
Tous pris de panique et de quelques bosses, les loups partirent bien vite, pour ne plus jamais revenir!
Le bûcheron fut content de sa ruse, rentra tranquillement chez lui où sa femme lui avait
préparé, devinez quoi? ... Une bonne soupe de Noël!


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La brebis-fée

Message  Béa le Mar 2 Déc - 9:30

LA BREBIS-FÉE (Albert Meyrac, 1890)

Il y avait une fois un pauvre vieillard qui s’appelait le père Nicolas. Il vivait au fond d’un bois, dans une cabane, avec sa femme, la mère Jeanne, aussi vieille que lui. Ils avaient cinq fils nommés Lucas, Charlot, Simon, Joseph et Paulin.
Ils ne gagnaient leur vie qu’à grand-peine et, fort souvent, trop souvent même, le pain manquait à la maison. Ils étaient tous bûcherons.

Un soir que Lucas revenait de la forêt où il avait passé tout le jour à couper du bois, il entendit des cris, des gémissements plaintifs, semblables à ceux que pousse un tout petit enfant. Vite, il courut au buisson d’où partaient ces cris et vit une brebis blanche, jolie, mignonne à ravir et qui bêlait si tristement qu’elle aurait attendri des pierres. Il la caressa, la flatta de la main, lui parla d’une voix si douce que la brebis le suivit.
Et il la mena jusqu’à la cabane où il demeurait avec ses parents.

Hélas ! mon pauvre fieu, lui dit la mère dès qu’il eut passé, la porte avec sa brebis, voilà que tu nous ramènes une bouche de plus !
Où prendrons-nous de quoi la nourrir ? Nous n’avons plus une croûte de pain à la maison !
- Oh ! justement, ça tombe bien, la mère. Voyez la belle brebis ! Nous allons la tuer et nous régaler avec sa bonne viande,
sans compter que nous vendrons la peau pour acheter du pain.
-Tout cela, fieu, serait chose bonne à faire si la brebis était à nous ; mais vois-tu que son maître vienne nous la réclamer ?
Nous n’avons donc pas le droit de la vendre, ni de la tuer. Gardons-la. Aussi bien, j’y songe, elle ne coûtera pas gros à nourrir,
puisque le jour elle pourra, tout à son aise, brouter dans les bois. Pour la nuit, nous lui ferons une petite place près de nous,
et elle nous réchauffera.

La brebis ne fut donc ni vendue, ni tuée et dès ce jour, elle fit partie de la famille. Tout le monde l’aima, tant elle était caressante.
C’est à qui, lorsque c’était possible, lui donnerait un morceau de son pain et, pour la régaler, le dimanche,
une poignée de sel, quand le bois s’était bien détaillé à la ville voisine.

Un jour, voilà que devant la cabane du père Nicolas passa un monsieur très riche qui se promenait dans le bois.
Il entra pour se reposer et, voyant cette brebis si proprette, si gentillette, il voulut l’acheter.
Mais le père Nicolas, la mère Jeanne et ses cinq enfants refusèrent de la vendre, quoique le monsieur offrit une bourse toute pleine d’or.
-Non, monsieur, dit la mère Jeanne, nous ne vendrons pas notre chère brebis ; d’abord elle ne nous appartient pas,
et puis nous l’aimons trop pour nous en séparer. Nous sommes pauvres, c’est bien ! nous travaillerons encore davantage, vrai :
eh si c’est nécessaire, pour lui donner son content et qu’elle ait toujours sa part comme nous.

Le monsieur, s’étant reposé, sortit de la cabane sans avoir pu acheter la brebis. Mais les années avaient succédé aux années,
la brebis était devenue vieille, personne ne l’avait réclamée, et la misère se faisait de plus en plus sentir dans la cabane,
si bien qu’un jour l’aîné des fils du père Nicolas et de la mère Jeanne dit :
-Voilà notre pauvre brebis devenue bien vieille et sans doute qu’elle ne tardera pas à mourir.
Ne serait-il pas juste, alors, que sa mort nous profitât, à nous qui l’avons toujours si bien soignée, à nous qui, jamais,
ne l’avons laissée manquer de rien ? Certes, la tuer sera pour nous un grand crève-coeur ;
mais que voulez-vous ? La misère parle plus haut que la pitié, et d’ailleurs, si d’ici à quelques jours, comme c’est probable,
la brebis meurt, à quoi aura -t-elle servi et quelle aura été la récompense de notre bonne action ?
-Non ! non ! firent ensemble le père, la mère et les quatre frères ; non ! mille fois non ! Nous n’égorgerons pas notre brebis !.
- "Elle a toujours vécu au milieu de nous.
Souvent nous avons été plus pauvres qu’aujourd’hui et nous avons pu, quand même, traverser les mauvais jours ;
nous les traverserons bien une autre fois, et puis, tuer la brebis nous porterait malheur".

La brebis fut donc encore épargnée ; et tout le monde s’en réjouit dans la cabane, même celui qui avait demandé sa mort,
car il l’aimait autant que les autres. Mais le désespoir seul l’avait mal conseillé. Il faut dire, aussi,
qu’ils s’imaginaient qu’un jour ou l’autre ils n’auraient pas à se repentir d’avoir si bien choyé cette pauvre bête que leur avait ramenée Lucas.

Un soir d’hiver, il faisait un temps épouvantable et le tonnerre grondait en même temps que la grêle tombait avec la pluie.
Il sembla au père Nicolas, à la mère Jeanne et aux cinq frères serrés les uns contre les autres dans la cabane pour se réchauffer,
car ils n’avaient pas de feu, que, du dehors, on appelait au secours.
Et tous, ils sortirent de la cabane ; mais à peine avaient-ils fait quelques pas dans le bois qu’ils se heurtèrent
à une pauvre vieille femme à peine vêtue de haillons, toute mouillée et étendue par terre, n’ayant plus la force
de mettre un pied devant l’autre pour continuer sa route.
Ils la relevèrent et rentrèrent avec elle.

Ma foi, la vieille, dit la mère Jeanne, nous ne sommes pas assez riches pour nous chauffer, et c’est un luxe dont il faut bien
que nous nous passions ; mais nous ne serions pas des chrétiens si nous laissions mourir de froid une pauvre vieille comme vous.
Et elle mit dans la cheminée les dernières bûches tenues en réserve pour être vendues le lendemain à la ville voisine.
Peu après, les bûches flambaient et tous ils se ragaillardirent à la bonne chaleur du feu. Puis, quand la vieille se fut bien chauffée :

- Merci, mes bons amis, dit-elle, sans vous je serais morte de froid.
Mais allez-vous, maintenant, me laisser mourir de faim ? Que faire ?
On avait tout mangé à souper, et l’armoire aux provisions était vide.
Le père Nicolas regarda la mère Jeanne, la mère Jeanne regarda le père Nicolas, et, sans doute, ils se comprirent,
car le père Nicolas, parlant le premier, dit à la mère Jeanne :

- Que veux-tu, femme, il faut bien se résigner ! Pour nous, tu le sais, nous ne l’aurions jamais fait ;
mais pouvons-nous laisser mourir de faim cette pauvre vieille que le bon Dieu nous envoie ? Va donc tuer la brebis !
- Non ! répondit la mère Jeanne, pleurant toutes les lames de son corps, vas-y toi-même, jamais je n’aurai ce courage.
- C’est donc moi qui irai, reprit le père Nicolas, pleurant au moins tout aussi fort que sa femme.
Alors, avec sa hache, il se dirigea sur la pointe des pieds vers le petit coin où dormait la brebis.

Toujours pleurant, toujours sanglotant, il la prit bien doucement, pour ne pas la réveiller, et, au moment où, levant la hache,
il allait lui couper le cou, quelle ne fut pas sa surprise de voir qu’à la place de la brebis qu’il croyait tenir par les pattes,
il tenait par le bras une jeune femme, belle comme le jour, toute couverte de diamants, parée d’une robe plus riche
qu’on ne pourrait l’imaginer et lui tendant une grande corbeille pleine de gâteaux, de plats appétissants et tout chauds,
entre lesquels était une bourse pleine d’or.

- Ne vous étonnez pas, mes bons amis, leur dit cette femme éblouissante de beauté,
et voyez comme on a raison de penser qu’un bienfait n’est jamais perdu. Je n’ai jamais été une véritable brebis.
Je suis la fée Charité qui avait pris cette forme pour mettre votre bon coeur à l’épreuve,
et autant vous avez été malheureux jusqu’alors, autant, à cette heure, vous allez être heureux.
Prenez d’abord tout ce qu’il y a dans ce panier, mangez à votre aise, puis prenez pour vous, père Nicolas,
et pour vous, mère Jeanne, cette bourse qui vous dispensera de travailler jusqu’à la fin de vos jours.

Appelant alors, l’un après l’autre, Lucas, Charlot, Simon, Joseph et Paulin, elle leur donna, à chacun, une bourse toute pleine d’or et disparut,
non sans avoir touché de sa baguette la cabane, qui se changea aussitôt en un palais superbe où le père Nicolas,
la mère Jeanne et ses cinq fils vécurent riches et heureux.


Bien entendu, on peut le retranscrire sans l'idée du "bon Dieu" et le côté "chrétien"!  lut flut
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La légende des 13 poussins

Message  Béa le Dim 7 Déc - 7:17

sap La Légende des treize Poussins

C'était la veille de Noël.
Comme tous les jours de l'année, le père Jules était dans son auberge
et s'occupait des clients.
Dame, c'était une petite auberge, il n'y passait pas grand monde, mais quand même, au moment où ce conte commence, trois voyageurs s'étaient attablés.

- Holà, père Jules, à boire s'il vous plait, et du bon! cria l'un d'eux en lançant quelques sous sur la table.

le bruit effraya Roussette, une jolie poule rousse bien dodue, qui dormait sous une chaise. Elle s'enfuit en gloussant. "Coooot! cotcotcot, cottt!"
Les clients s'escalffèrent et dirent à l'aubergiste:

- voilà qui ferait une bonne poule-au-pot pour le réveillon!
- cuire Roussette? sûrement pas! répondit Jules, indigné. Cuire la Roussette ce serait comme cuire un de mes propres enfants!

Il faut dire que Jules n'avait pas d'enfants.
Les clients insistèrent, étonnés de la réaction de Jules.
Qu'avait-elle donc de particulier cette poule pour refuser qu'on la mange?
Le père Jules finit par dire:

- Elle vient d'avoir ses poussins, ... ses poussins de Noël! Alors...

Au moment où il disait ces mots, une femme dans une grande cape grise enra dans l'auberge, avec ses trois enfants.
La mère avait tou entendu et voulut savoir comment était cette couvée de "poussins de Noël" dont l'aubergiste parlait avec tant d'émotion.

- on voit bien que vous n'êtes pas du pays, lui dit-il alors.
Les poussins de Noël, ça se respecte, ma bonne Dame, car la couvée porte bonheur!
Mais... vous avez l'air bien fatiguée, ajouta-t-il en jetant un oeil sur la vieille cape usée de la mère et les manteaux tous décousus
de ses enfants.
Il continua:

- Vous venez de loin, sans doute! Installez-vous, j'ai une bonne Potée si vous voulez!

La femme refusa d'un ton las et commanda un morceau de pain et du lait pour ses enfants.
- tant pis pour Noël, ajouta-t-lle avec un triste soupir .

Le père Jules sourit:
- pas trop de sous, hein! Bah, ne vous en faites pas, Noël, c'est Noël! dit-il en posant des assiettes fumantes devant la petite famille.
Et il ne sera pas dit que je laisserai quelqu'un avoir faim chez moi, un soir de Noël! Tenez! et mangez!

Les enfants, ravis, allaient commencer à manger, mais la mère leur fit un geste qui les retint.
Ils se tournèrent alors vers l'aubergiste, et lui dirent "Merci" en choeur avant de se précipiter sur leur bonne assiette de potée au choux et au lard!

- appelez-moi père Jules, dit alors l'aubergiste vaguement ému. Ici, tout le monde m'appelle comme ça!

Alors que la mère et ses enfants se régalaient avec plaisirde la viande et des légumes frais -
car ils n'avaient mangé que du pain dur depuis 3 jours- , du coin le plus sombre de la pièce, on entendit une voix sifflante:

- Alors comme ça Jules, tu disais que les poussins de ta Poule Roussette sont des Poussins de Noël?! ... c'est bon à savoir!

Tout le monde se retourna vers l'homme qui venait de parler.
- Tiens, tu étais là, Norbert? dit le père Jules surpris, je ne t'avais ps vu entrer!
J'ai juste dis, reprit-il, que je ne voulais pas qu'on mange ma Roussette, un point c'est tout! Et de toutes façons,
malheur à celui qui veut attraper les Poussins de Noël, tu le sais bien!!

- Oui, je le sais. Je sais surtout qu'il y a des imbéciles pour y croire... marmonna-t-il entre ses dents jaunies.

A la table de la mère, on n'avait pas perdu une miette de la conversation.
Tout en mangeant, les enfants lançaient des regards curieux autour d'eux.
Gustin, le plus petit des enfants, demanda timidement à l'aubergiste:

- c'est quoi, les Poussins de Noël?

Le père Jules se pencha vers lui d'un air mystérieux et commença son histoire:
- On raconte depuis toujours dans le village, que tous les ans, le soir de Noël,
une poule et ses poussins traversent ke champ, là-bas, puis se dirigent vers le village, en courant par le pré de l'instituteur.
Ils vont ensuite jusqu'à la mare sèche en passant par le petit bois.

- toujours par le même chemin? demande le petit.
- toujours! Mais ce qu'il y a de vraiment extraordinaire, dit-il en baissant la voix, c'est ce qui arrive aux poussins eux-même ...
On raconte que, pendant leur promenade, ils se transforment en Or! Oui mes enfants, vous m'avez bien entendu!
En or!! Oh, pas pour longtemps! Au petit matin, les poussins disparaissent.
On dit aussi que si quelqu'un arrive à les voir à ce moment-là, et bien, cet personne-là sera heureux toute sa vie!
mais surtout, il ne faut pas y toucher!!!
ha, ça non! Vouloir l'or des Poussins de Noël, cela porte malheur!

- pffffffff! racontars que tout ça!
Le vieux Norbert s'était levé et quittait la pièce en ricanant.
Cela mit fin à l'histoire du père Jules qui alla refermer la porte derrière Norbert.

- Norbert-la-Guigne, murmura-t-il, il ne m'a jamais inspiré confiance!
J'ai beau le connaitre depuis toujours, et bien, il me flanque la frousse!

Après le repas, Emilienne , la mère des enfants, proposa au père Jules de l'aider à ranger l'auberge, pour le remercier de leurs bons repas.
Le brave homme accepta d'autant plus avec plaisir, qu'il était seul à tenir l'auberge.
Les trois autres voyageurs repartirent en lançant un "Joyeux Noël tout le Monde!"
et les enfants sortirent un peu jouer dans la cour.
Alors que ses frères ainés filaient en courant, Gustin resta en arrière.
Il avait du mal à les suivre : depuis tout petit, sa jambe gauche lui faisait mal, et il boitait un peu.

Il partit donc à la recherche de la Roussette qu'il trouva, derrière la grange, avec tous ses poussins.`
Gustin les compta : il y en avait treize.
Il remarqua que le dernier, le petit au bout, boitait un peu comme lui.
Le poussin paraissait plus faible que les autres et, dès qu'il essayait de picorer quelquechose,
les autres poussins venaient lui prendre ce qu'il avait trouvé.
Gustin prit délicatement la chaude petite boule duveteuse dans sa main, en faisant bien attention à ne pas le blesser l'animal,
et il le caressa doucement en lui parlant.
Il lui donna quelques grains que le poussin avala goulûment.

Les étoiles piquetaient le ciel d'hiver.
Emilienne et le père Jules appelèrent les enfants.

- mes enfants, le père Jules nous invite à rester ce soir à l'auberge, leur annonça gaiement la mère.

- dame, un soir de Noël, je ne vais pas vous laisser sur les chemins, sans maison où aller! Nous passerons Noël ensemble!
dit le père Jules, tout heureux.

C'est vrai qu'il était bien ravi d'avoir des rires et des enfants autour de lui.
Ils passèrent la soirée à chanter, puis, Emilienne envoya les enfants se coucher.

Malgré le feu, il faisait froid dans la chambre. Gustin ne trouvait pas le sommeil.

Il se glissa en silence hors de la chambre, il entendit sa mère et Jules discuter dans la cuisine, puis se faufila sans
se faire voir dans la cour de l'auberge et marcha jusqu'au poulailler.
S'il avait froid dans on lit, le poussin boiteux devait avoir froid lui aussi!
L'enfant avait décidé de la faire dormir au chaud avec lui.
Mais arrivé devant le poulailler, Gustin ne vit ni Roussette, ni ses Treize poussins!
Il regarda autour de lui : les buissons, derrière le potager, remuaient un peu.
Il se dirigea vers une ombre, à l'entrée du champ dont le père Jules avait parlé lors de l'histoire des poussins de noël,.
Et, s'approchant, il reconnut Norbert-la-Guigne!!!

Instinctivement, Gustin se cacha et, soudain, il vit que Norbert suivait de loin une grosse boule rousse
et treize petites boules dorées avec des pattes!
Et la treizième petite boule boitait un peu!
Aucn doute! Roussette avait bien avec elle, les Poussins de Noël!

Gustin n'en croyait pas ses yeux! il était émerveillé et regardait sans broncher ce spectacle magique, lorsque la Lune, plus forte alors,
fit briller de milles feux l'étrange cortège!

Gustin resta en contemplation.
Norbert, lui, avait repéré Gustin sous l'éclairage de la Lune, et il bondit vers le cortège magique en criant à l'enfant:

- Tu ne me voleras pas mn Trésor! il est à moi!!!

Alors Gustin, voyant Norbert se jeter sur les poussins, sortit de son émerveillement, et bondit à son tour sur Norbert:

- laisse-les tranquilles!!! ne les touche pas!

Mais en bondissant, la mauvaise jambe de Gustin fléchit, et il tomba.
A peine Norbert-la-Guigne eut-il mis la main sur l'un des Poussins en Or, que Roussette, dans un fracas de tonnerre et de lumière aveuglante, se transforma en un large bâton magique et rossa celui qui voulait s'emparer de ses petits!
L'homme dut lâcher prise et s'enfuir en courant, poursuivi par le bâton qui tapait!

Gustin s'accroupit près des Poussins, sans les toucher:

- Il ne vous a pas fait mal, au moins? s'inquiéta l'enfant. Et toi, comment vas-tu? demanda-t-il doucement au treizième.

Le poussin s'approcha de lui :
- Merci de nous avoir défendus!

Gustin fut tellement surpris d'entendre le Poussin lui répondre qu'il en tomba à la renverse! La Roussette revint vers eux et prit la parole:
- Tu es un brave petit! Je devrais te dire de tout oublier de cette histoire, mais je veux plutôt te faire un cadeau pour te remercier, et puis, c'est Noël!
Alors, prends Tipouss, mon petit treizième. il restera toujours avec toi, et toi, tu en prendras bien soin!
Quand tu auras besoin de quelquechose, il te donnera une Plume d' Or!

Et sans plus s'occuper de Gustin, la Roussette repartit avec
ses Douze Poussins d'Or.
Gustin, interloqué, regarda le cortgège scintillant s'éloigner sur le chemin indiqué par le père Jules, puis il les vit disparaitre au loin.

Gustin restait seul avec Tipouss dans la main.
Il se leva pour rentrer chez Jules et tout en marchant... il s'aperçut qu'il ne boitait plus!

Depuis, Gustin vit heureux avec sa famille.
Tipouss lui donne une plume d'Or, chaque fois qu'il en a besoin et, en souvenir de ce merveilleux soir de Noël,
Gustin accroche toujours dans leur Sapin, Treize petite boules d'or!


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